Entrée

Entrée
Bienvenu chers lecteurs.
Votre vie est sûrement passionnante, délirante, trépidante, peut-être même est-elle...colorée.
Peu importe. Vous vous apprêtez à entrer dans mon monde et quiconque y pénètre doit se plier à ses règles.
Laissez vous aller. Oubliez votre vie. Oubliez les couleurs...
Bienvenu dans un monde en noir et blanc. Bienvenu dans mon monde!

Musique!-----><-------!euqisuM

# Posté le mercredi 12 septembre 2007 14:42

Modifié le mercredi 22 juillet 2009 15:43

Pluie de bonheur éphémère

Pluie de bonheur éphémère
Le célibat, une joie? Peut-être. Au début, nous voulons nous le faire croire ; nous essayons de croire que nous n'avons besoin de rien ni de personne...

Je vois la vie en rose. Mais le temps passant, je distingue de mieux en mieux cette couleur qui m'entoure. Mes yeux réalisent qu'ils ont été trompés. Le rose n'est pas rose. Il est rouge. Le temps passe. Le rouge est marron. Un temps. Mes yeux distinguent maintenant très bien la teinte du monde m'entourant : tout est noir. Je me maudit alors d'avoir un jour pu penser que le célibat est une joie. Le célibat est un enfer. Je broie du noir, je hais le monde.

Soudain, je te vois. Le noir s'éclaircit... Une tache de couleur sur un tableau noir. Un espoir? Dans une ville noire, entourés de gens noirs, nous nous sommes rencontrés. Le ciel était noir, et ne tarda pas à déverser son flot de larmes, elles aussi...noires. Premier rendez-vous ensemble, premier baiser. Une pluie de couleur s'abat sur moi. Quelle horreur, j'ai oublié mon parapluie! Impossible d'échapper à ce flot de bonheur soudain, mais peut-être est-ce mieux ainsi... Je suis ébloui, je ferme les yeux, tu me donnes la main. Quelques secondes plus tard, j'ouvre timidement les yeux. Ce que je découvre me laisse ébahi : le monde est beau, coloré de mille et une teintes différentes... tu es à mes côtés.

Je rentre chez moi, mouillé de la tête aux pieds. Cette pluie de bonheur ne m'a pas épargné... Je tremble de joie. A moins que cela ne soit la fièvre : le corps humain à du mal à supporter trop
-----------------------------------------------------------------de bonheur soudain... Cela ne fait que quelques heures que
--------------------------------------------------------------------nous nous sommes quittés. Tu me manques...



Une semaine plus tard, tu me quittais. Mes larmes en tombant sur le sol ont effacé les couleurs. Il ne reste de notre couple que le souvenir d'un bonheur lointain... Tout est noir.

<-------Ô douce mélodie...

# Posté le mercredi 12 septembre 2007 14:53

Modifié le vendredi 07 août 2009 12:18

Port de masque déconseillé...

Port de masque déconseillé...
Masque de mensonges. Depuis trop longtemps je te porte, depuis trop longtemps je te supporte...

Tout a commencé il y a un peu plus de cinq ans... Je me découvrais différent. Je me découvrais des attirances non conformes à la norme établie par la société.
C'est à ce moment là que tu m'es apparu. C'était comme une évidence pour moi: il me fallait te porter. Tout d'abord, je te portais tout le temps. Tu étais une part de moi. Le masque devenait ma peau... Avec toi sur mon visage, tout allait bien. J'étais hétérosexuel, il n'y avait aucun doute là-dessus... C'est tellement plus rassurant de se sentir entouré de gens qui nous ressemblent.

Mais ce n'était qu'une illusion. Petit à petit, je parvins à te distinguer. Tu ne faisais plus un avec mon visage comme dans le passé. Tel un parasite tu t'accrochais à ma peau nuits et jours. Tu me brûlais. Ma peau irritée commençait à avoir du mal à te supporter constamment. Un jour, je pris mon courage à deux mains et au prix de nombreux efforts je parvins à t'arracher à moi. Cela ne se fit pas sans douleurs, je l'avoue, mais après cette épreuve je pu à nouveau me regarder dans un miroir et voir mon vrai visage, mon vrai moi. Quelques temps plus tard, je réussi même à parler à ma famille à visage découvert...

Certes, je suis différent, mais je ne suis pas pour autant un monstre. Chaque individu est unique. Chaque individu possède des caractères qui lui sont propres et qui font de lui un être différent. Je suis différent comme tout le monde : je suis donc normal.

C'est ainsi que je pris confiance en moi. Masque de mensonge, tu n'es pour moi plus qu'un poids. Je te porte encore hors de mon chez moi, mais, lorsque tu me tiens trop chaud et que j'étouffe, j'aime te retirer pour sentir le vent sur mon visage. La légère caresse de la brise est tellement agréable. Lorsqu'elle m'effleure, je me sens libéré, je me sens réel. Pourtant, masque de mensonges, il faut que je t'avoue qu'en te quittant, je prie toujours pour ne pas avoir affaire aux bourrasques d'une tempête...

Envie de 'zic?----->

# Posté le jeudi 13 septembre 2007 12:15

Modifié le lundi 17 août 2009 09:02

Fou d'amour

Fou d'amour
Voici une petite nouvelle que j'ai écrite il y a quelques temps:


Fou d'amour

----->Le vieil homme se tenait debout, à l'affût du moindre bruit, scrutant l'horizon. Sur ce chemin, il attendait... Immobile et seul dans le froid matinal, il laissait son esprit se perdre dans le labyrinthe de son passé...
----->Jeune, André l'avait été... Il avait toujours eu une vie normale, vivant dans un petit village des Vosges, n'ayant jamais été rejeté du groupe de jeunes du village... Il se plaisait à sortir souvent avec eux, et, à l'âge de dix-neuf ans, ce groupe de copains faisait encore la tournée des bals locaux, allant de soirée en soirée, de village en village... André avait toujours été bien intégré avant de "la" rencontrer. Hélène... Ils s'étaient rencontrés au bal annuel d'un village voisin. Elle était en vacances et de passage dans la région. Lorsqu'il la vit pour la première fois, il ressentit une intense chaleur en lui: la flamme de l'amour venait de s'allumer. Apparemment, Hélène avait elle aussi eu le coup de foudre. Pendant tout son séjour, ils furent inséparables. Et, ce que tout le monde prenait pour un petit amour de vacances prit vite une toute autre dimension. En effet, lorsqu'il fut l'heure pour Hélène de rentrer chez elle, à l'autre bout de la France, André préféra tout abandonner et l'accompagner. Ainsi, il effaça de son esprit son passé: sa famille, ses amis, tout... Il refit sa vie, une nouvelle vie ayant pour moteur l'amour d'Hélène. Ils se marièrent, mais la famille et les amis d'André ne vinrent pas assister aux noces: eux aussi avaient décidé, après son départ soudain, de l'oublier. Le temps passa... Comme tous les bons moments qui s'échappent avant que l'on ait pu les savourer entièrement, la vie d'André avec Hélène s'écoula trop rapidement et ils atteignirent l'âge de la retraite, trop vite au goût d'André. Certes, le temps avait marqué leurs deux corps, mais il n'avait jamais réussi à ébranler leur amour. Un amour invincible... Jusqu'au jour où Hélène mourut. C'était un matin d'automne. André s'était réveillé à ses côtés. Pas elle.
----->Il ne lui restait plus rien. Il avait abandonné sa famille qui l'avait alors oublié. Ses seuls amis n'étaient pas vraiment ses amis: ils étaient les amis de sa femme. Et, pour couronner le tout, son amour l'avait quitté: Hélène était morte.
----->Au milieu du chemin, le vieil homme regardait le ciel, les yeux pleins de larmes. Soudain, il entendit une sorte de mugissement qui s'amplifiait progressivement. Le train approchait.

<-------A little song by Harry Nilsson

# Posté le jeudi 13 septembre 2007 12:16

Modifié le lundi 17 août 2009 09:08

A sol noir, ciel bleu

A sol noir, ciel bleu
Il m'arrive parfois de planer, de me retrouver soudainement emporté par un vent de joie qui me parait insensé.

Je plane... Je me demande ce que je fais là. Comment suis-je arrivé ici? Moi, qui rampais il y a encore quelques temps dans les profondeurs obscures, me voici surplombant le monde.
Je plane... Des paysages magnifiques se succèdent sous moi.
Je plane... Mais, que vois-je? Des couleurs? Moi qui croyais que tout était noir dans ce monde!
Je plane... Soudain, le vent qui me portait diminue. Ma tête tourne. Je perds de la vitesse. Ma vue commence à se brouiller. Les couleurs se mélangent. Le vent s'arrête.
Je tombe... Le sol se rapproche à très grande vitesse. J'ai peur.
Je tombe... Le vent me fouette le visage. Je tremble.
Je tombe... J'aperçois le sol. Dans quelques secondes mon corps se fracassera contre ces rochers grisâtres.
Je tombe... Je ferme les yeux et compte à haute voix.

10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1......0 ?......... Que s'est-il passé ? Le vent qui me fouettait le visage s'est arrêté. Je rouvre les yeux. Tu es là et me retiens par la main.

Je plane... Les couleurs sont revenues. Je t'enlace.
Nous planons... Le vent de joie nous porte tout deux.
Ne me lâche pas. Je ne veux pas tomber. Je ne veux pas te perdre.

<-------Cliquez ici pour vous envoler...

# Posté le mercredi 03 octobre 2007 11:59

Modifié le mercredi 22 juillet 2009 15:46